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Nette embellie sur le front des défaillances d’entreprise



Le nombre de défaillances a reculé de10 % au premier trimestre par rapport à la même période de 2015.
Les petites entreprises profitent de l’amélioration.
C’est la semaine des bonnes nouvelles économiques pour le gouvernement. Après la signature du contrat du siècle pour la vente de sous-marins à l’Australie et la baisse du chômage la plus forte sur un seul mois depuis 2000 , voilà que le nombre de défaillances d’entreprise connaît un fort recul. Selon le recensement effectué par la société Altares, les procédures collectives – sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires – ont reculé de 10?% à 16.309 au premier trimestre par rapport à la même période de 2015. Certes, le début de l’année dernière avait été très mauvais. Mais le premier trimestre 2016 n’en reste pas moins encourageant. La croissance, attendue par l’Insee à 0,4?% sur les trois premiers mois de l’année, se raffermit et les entreprises en profitent.
«?La reprise se diffuse?»
«?La conjoncture est désormais orientée favorablement et la reprise, que les PME industrielles ressentaient déjà depuis quelques trimestres, se diffuse progressivement aux plus petites entreprises et notamment à celles du bâtiment?», explique Thierry Millon, directeur des études chez Altares. Ainsi, le nombre de PME de plus de 50 salariés entrées dans une procédure collective a continué à reculer et a atteint un plus bas depuis dix ans, avec 108 défaillances. «?Les grosses entreprises qui font défaut sont moins nombreuses et elles sont en moyenne moins grosses?», résume le spécialiste d’Altares. Ce qui se répercute mécaniquement sur le nombre d’emplois menacés par les défaillances d’entreprise. Celui-ci est tombé à 56.800 sur le trimestre, un niveau inédit depuis 2010 puisque la moyenne trimestrielle des cinq dernières années est supérieure d’environ 6.000 emplois.
Mais la baisse est surtout sensible chez les PME de moins de cinquante salariés et les TPE. Les petites entreprises de 10 à 49 salariés enregistrent une réduction de 21?% du nombre de défaillances tandis que celles employant moins de 10 salariés voient les procédures collectives se replier de 9?% au premier trimestre. «?La bonne nouvelle, c’est que l’amélioration intervient dans tous les secteurs et touche toutes les régions de France?», indique Thierry Millon. C’est dans le bâtiment que l’embellie est la plus visible. Ce secteur, qui concentre près d’un quart des défaillances, a connu une baisse des défaillances de 16?% sur les trois premiers mois de 2016. «?Le bâtiment gagne en visibilité car la dynamique semble enclenchée dans l’immobilier. Depuis quelques mois, les permis de construire sont en hausse?», souligne l’expert d’Altares. Au-delà, «?les délais de paiement semblent se réduire depuis mi-2015 et on sait que cette amélioration est suivie quelques trimestres plus tard par un recul des défaillances?». Ce qui le rend optimiste pour 2016.
Sur l’ensemble de 2015, le nombre total de défaillances devrait avoir reculé de 3?% pour approcher les 60.000, selon Thierry Millon, «?avec un espoir de tomber en dessous de ce niveau?», précise-t-il. Une bonne nouvelle qu’il faut toutefois relativiser. Avant 2007, seules 45.000 entreprises faisaient défaut chaque année en France.