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Les Grecs évoquent divers scénarios politiques en cas d’échec des négociations



Sans accord dans les prochains jours entre le gouvernement grec et ses créanciers (Fonds monétaire international, Commission européenne, Banque centrale européenne), une période agitée politiquement est sans nul doute à prévoir en Grèce. Le chef de l’opposition conservatrice, Antonis Samaras (ex-premier ministre) a d’ores et déjà mis, mercredi, sur la table un scénario de gouvernement d’union nationale. Sans Alexis Tsipras, l’actuel chef de gouvernement, mais sans lui-même non plus.
Son idée est de mettre à la tête de cette future équipe un technocrate.
Dans le cadre de ce scénario, un nom circule pour occuper ce poste de premier ministre : celui de l’actuel gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, un homme très apprécié des cercles européens.
Au sein de Syriza, le parti au pouvoir, c’est la tentation d’élections anticipées, possiblement dès le 2 août, qui est désormais discutée. « Un changement de premier ministre et de gouvernement peut avoir lieu sans nouvelles élections, explique à ce propos le constitutionnaliste grec Nikos Alivizatos. Si l’ensemble des partis s’accordent, sous l’égide du Président de la République, sur un nom de premier ministre, un nouveau gouvernement d’union nationale peut être mis en place en un jour. »
Le 10 novembre 2011, Lucas Papademos, ancien gouverneur de la Banque de Grèce, avait ainsi succédé au premier ministre, Georges Papandréou, qui venait de démissionner.
Organiser des élections, moins d’un an après les dernières législatives, est par contre un tout autre processus. Tout d’abord, Alexis Tsipras devra démissionner pour provoquer ces élections. Ce qui signifierait que « jusqu’à ce qu’un scrutin soit organisé - au bout de 30 jours - il y aurait alors la désignation d’un gouvernement de service », précise M. Alivizatos.
Là encore, soit les chefs de parti devraient s’accorder sur un nom et cette personnalité deviendrait premier ministre, soit ce serait l’un des trois juges suprêmes du pays qui prendrait les rênes. « Dans tous les cas, il s’agit d’expédier les affaires courantes.
Un tel gouvernement ne sera pas politiquement légitime pour mener des négociations à Bruxelles. »
Mais ce n’est pas la solution que semble retenir le premier ministre Alexis Tsipras. selon son entourage, il se positionnait ces dernières semaines plutôt en faveur d’un référendum afin de consulter la population. Car, qui dit référendum dit débats, l’objectif étant ainsi d’obtenir une clarification de son mandat.
Les Grecs, eux, redoutent avant tout une nouvelle période d’instabilité politique. Depuis le début de la crise en 2009, la Grèce a déjà connu pas moins de cinq premiers ministres en cinq ans.